
Dans la musique tonale occidentale, on définit généralement la gamme comme la « succession ordonnée des différents degrés d'une tonalité ». Ces degrés sont associés à un mode (le mode concerne l'étendue exacte des intervalles) et sont présentés, de manière ascendante ou descendante, depuis la tonique (degré principal de la tonalité) jusqu'à sa première répétition, c'est-à-dire, jusqu'à l'octave de cette tonique.
Une autre définition (moins pratique, mais correspondant mieux à la réalité) considère que la gamme est la « succession ordonnée (de manière croissante, ou décroissante) des différents intervalles entre la tonique et chacun des autres degrés ». Selon cette deuxième définition, chaque degré d'une gamme (et de la tonalité qui lui est associée) se définit, non pas par rapport à l'intervalle qui sépare ce degré du degré voisin, mais « par rapport à l'intervalle qui sépare ce degré de la tonique ».
En d'autres termes, s'il est plus pratique de nommer les notes d'une gamme donnée de manière mélodique, il ne faut jamais perdre de vue que (par exemple) la série « do ; ré ; mi ; fa ; sol ; la ; si ; do » correspond en réalité à « do - do ; do - ré ; do - mi ; do - fa ; do - sol ; do - la ; do - si ; do - do ».
On trouve dans la littérature de nombreux termes pour qualifier les gammes musicales. Ces qualificatifs ne sont pas toujours expliqués, ce qui peut donner un caractère confus voire hermétique à la théorie. Le néophyte peut s'en trouver découragé à l'avance.
Voici la plupart des termes que l'on peut trouver. Les gammes les plus utilisées dans la musique occidentale sont la gamme majeure et la gamme mineure tempérées. La difficulté de moduler ou de transposer sur des instruments conçus suivant un tempérament inégal fait que les gammes non-tempérées ne peuvent être utilisées que sur des instruments sans hauteurs fixes comme le violon, ou sur certains instruments traditionnels non transpositeurs.